
Le Dimanche 16 Juin 2024, dans l’Eglise
de Bujumbura, se clôturait la semaine dédiée à l’étudiant Catholique universitaire
(semaine Catholique Interuniversitaire). Les cérémonies se sont déroulées dans les
enceintes du Lycée Scheppers de Nyakabiga.
La cérémonie de clôture de cet événement
s’est materialisé par un enseignement animé par l’Abbé Jules Kubwimana,
Directeur de l’Internat du Petit Séminaire de Kanyosha, tandis qu’une messe d’action
de grâce s’est aussi célébrée, présidée par Mgr Anatole Ruberinyange, Vicaire
Général de l’Archidiocèse de Bujumbura.
Alors que le thème général de l’événement
était ainsi formulé: «L’étudiant Catholique acteur du développement solidaire et
humanitaire», l’enseignement spécifique du jour de clôture portait sur le sous-thème:
«La justice et la paix au service du développement de l’homme».
Mgr Anatole Ruberinyange, rappelant
que la justice et la paix sont des valeurs chrétiennes et humaines indispensables
pour la cohésion sociale, il a signalé que le thème est d’actualité. Il a exhorté
les étudiants Catholiques de la famille Catholique interuniversitaire de Bujumbura
à développer ces valeurs de Justice et paix, insistant sur la valeur de justice
et évoquant ce qu’il appelle la «justice sociale».
Explicitant cette notion de «justice sociale» pourtant utiles à la société
et le pays mais dont la réalisation laisse à désirer, il est revenu sur un bon nombre
de facteurs à valoriser dans ce sens: le bien commun, le développement intégral
de l’homme et les droits fondamentaux. En guise d’exemples, il a parlé du droit
au  logement décent, à l’éducation
formelle des enfants, à l’accès aux soins de santé, la bonne gouvernance, le
bien commun et bien d’autres.
Selon lui, dans un tel contexte, il
y a encore à faire pour promouvoir la «justice social», et si ces étudiants
vont vraiment un développement durable et authentique sous leurs rênes dans l’avenir,
qu’ils s’approprient déjà sérieusement de l’enseignement leur donné pendant la
semaine leur dédiée de cette 20ème édition. Qu’ils se sentent déjà bâtisseurs
du Burundi d’aujourd’hui et demain.
Il a insisté: «Les valeurs de
solidarité sociale sont à mettre en avant et supprimer la haine et la division
de toute sorte; le favoritisme et la discrimination feront que jamais nous
n’atteindrons le développement souhaité; soyez attentifs donc, engagez-vous
dans les bonnes initiatives et conduisez le pays en avant.»
L’enseignement du jour a été donné
par l’Abbé Jules Rugendana, Directeur de l’Internat au Petit Séminaire de
Kanyosha. Dans une interview, il a indiqué que les valeurs de justice et de
paix sont fondamentales aussi bien pour étudiants (futurs gouvernants du
pays) et les leaders actuels, anciens étudiants aussi. Il est juste et bon donc
qu’ils prennent les conseils au sérieux et les fassent intégrer dans leur vie.
Le fait que nombreux étudiants n’ont
pas de position actuelle de changer la situation, vu qu’ils n’ont pas de
pouvoir de décision sur la vie sociopolitique du pays car ils n’occupent pas de
places privilégiées ou sont chômeurs, le prédicateur a dit que cela ne découragent
en rien, car ce qu’ils n’influencent pas aujourd’hui, ils le pourront demain.
En plus, a-t-il ajouté, l’Archidiocèse
a déjà pensé aux leaders actuels, en mettant en place une Aumônerie leur
dédiée, à travers laquelle ils reçoivent des enseignements pareils, taillés Ã
leur mesure, pour que même dans les leurs situations contextuelles, ils se
comportent en chrétiens dignes. Pour l’abbé Jules, de tels chrétiens constituent
la chance pour l’humanité et pour le monde.
La semaine catholique
interuniversitaire est célébrée chaque année pour que les étudiants se
rappellent de leur vocation chrétienne, et en se rencontrant, ravivent leur
engagement à la mission évangélique dans leurs universités respectives.
Pour cette année 2024, en cette
semaine qui a débuté le Dimanche
9 Juin, différentes activités ont été accomplies, notamment des enseignements dans
les différents campus, l’adoration, une messe de délivrance dans la chapelle «Ndongozi»,
un match avec les anciens enfants en situation de la rue (actuellement adultes,
encadrés par la CDAL), ainsi que des travaux communautaires.
Michel Nibitanga, CEDICOM