
Le Secrétaire
d'Etat du Saint-Siège, Son Eminence Cardinal Pietro Parolin, et Légat du Pape
au Burundi, dans la matinée de son deuxième jour de son séjour au Burundi, en ce
Mercredi 13 août 2025, tandis qu’il célébrait une messe avec les Evêques
catholiques du Burundi au Centre Interculturel National Oasis de Paix et de
Réconciliation au Burundi (CNOPR) sis au quartier Kiriri dans la ville de
Bujumbura, il a salué leur courage dans la pastorale de la réconciliation.
Le Légat du
Pape au Burundi a indiqué qu’au regard de l’histoire et de l’évolution du
Burundi ces 6 dernières décennies, malheureusement marquées par des conflits,
il n’a pas manqué de signaler que les Evêques burundais ont une expérience
suffisante de la pastorale de la réconciliation «Vous vous y attelez avec courage, et sa Sainteté le Pape Léon-XIV vous
y encourage», les a réconfortés.

Relatant les
initiatives fournies par la plupart des diocèses burundaises en faveur de la
paix et de la réconciliation, notamment par l’organisation des synodes ou la
création des centres pastoraux dédiés, il leur a cependant adressé un message d’encouragement
et de persévérance de la part du Saint-Père.
En outre, en cette région en proie des conflits depuis des décennies, il les a signalés qu’ils sont appelés, comme Moïse et en tant que Pasteur, à conduire le peuple de Dieu de l’esclavage de la spirale de la violence vers la Terre promise du pardon et de la réconciliation. «Même si vous n’êtes pas sûr d’y entrer avec lui [dans la Terre promise], l’essentiel c’est de se mettre en marche avec ce peuple, de vouloir tourner le dos à la servitude des conflits fratricides», a-t-il insisté.
Pour lui, la
réconciliation est nécessaire pour deux raisons: la première réside dans le
vocable «frères» Malgré la douleur de l’offense et la deuxième raison c’est que
tout péché contre un frère trouble, non seulement les relations humaines, mais
aussi nos rapports avec Dieu. Il a renchéri que «celui qui a commis le péché reste
un frère», que «Dieu nous veut tous frères au-delà des possibles manquements et
offenses», que la question «qu’as-tu fait de ton frère?» reste d’actualité pour
Dieu. Il a terminé en implorant la Paix du Seigneur en faveur du peuple
burundais.

Des fidèles relevant
de la chapelle du CNOPR ainsi que le personnel de ce centre ont participé nombreux
à cette célébration Eucharistique après laquelle le programme du Légat du Pape s’est
poursuivi sur sa rencontre à huis clos avec les Evêques catholiques du Burundi
dans la salle des conférences au même centre.