
Dans la salle Clémentine, le Pape Léon-XIV a reçu en audience, dans la matinée du Jeudi 26 Mars 2026, les participants aux États généraux du Réseau national de transplantation, un événement de deux jours organisée par le Centre national des transplantations et qui s’est achevé ce Mercredi 25 mars 2026,  à Rome.
Lors de cette audience, le
Pape Léon-XIV a encouragé la recherche scientifique dans le domaine de transplantation d'organes, dans le
respect de la dignité de la personne, indiquant que le don d’organes doit être
«de plus en plus conscient, libre et partagé». Pour lui, ce geste est «un signe
de solidarité et d’espérance».
Veiller à garantir les critères justes du don d’organes
Le Pape définit le don
d’organes comme «un service rendu à la vie dans les moments de plus grande
fragilité», «une action qui allie la générosité du don à la responsabilité
morale qui l’accompagne».
Le Souverain pontife, tout
en encourageant les actions de sensibilisation et la recherche scientifique
accompagnées d’une «réflexion responsable», a néanmoins exhorté à la prudence
en cette époque «où tout risque d’être évalué selon la logique du prix, de
l’efficacité ou de l’intérêt».
«Il faut toujours veiller Ã
éviter toute forme de marchandisation du corps humain et à garantir des
critères justes et transparents pour les transplantations», a-t-il signalé.
En remerciant l’Académie
pontificale pour la Vie, qui s’occupe du domaine des transplantations, le Pape
Léon-XIV a rappelé que la licéité du prélèvement à des fins thérapeutiques est
reconnue par l’Eglise depuis le Pape Pie-XII, la condition étant le respect de
la dignité du corps humain et des droits des personnes concernées.
Depuis lors, l’Église «a
accompagné le développement de la médecine des transplantations, en
reconnaissant sa valeur et en indiquant, parallèlement, les critères éthiques
nécessaires», a-t-il fait savoir.
Gratuité du geste et signe de fraternité et d’espérance
Le Pape Léon XIV souligne que
le don d’organe, tout en étant un geste gratuit et qui devait le rester, était même
depuis le Pape François «l’expression de la fraternité universelle», d’«une
culture de l’aide, du don, de l’espérance et de la vie», donc qu’il ne se
limite pas à son utilité sociale.
En encourageant la recherche
scientifique, le Pape a rappelé qu’elle «est appelée à développer des solutions
toujours plus efficaces pour répondre aux besoins en organes et aux besoins des
patients, dans un contexte où la demande dépasse encore largement l’offre», qu’il
est nécessaire que cet engagement s’accompagne toujours d’une réflexion
responsable, afin que le progrès scientifique reste orienté vers le bien
intégral de la personne et le respect de sa dignité.
Exprimant sa gratitude pour
le travail des professionnels de la transplantation d’organes, le Pape Léon-XIV
les a invité de l’accomplir «avec fidélité et dévouement, en ayant toujours
pour référence le bien du patient», dans la mesure où leur travail est «exigeant
et souvent méconnu; il requiert compétence et rigueur, mais aussi conscience,
équilibre et un sens aigu de l’humanité»; «un travail qui implique des choix
délicats, car liés à la vie des personnes et à des compétences cliniques».
Pour conclure, le Saint-Père
a encouragé les institutions et le monde du bénévolat à poursuivre leur travail
d’information et de sensibilisation, afin qu’une culture du don de plus en plus
consciente, libre et partagée puisse se développer, capable de reconnaître dans
ce geste un signe de solidarité, de fraternité et d’espérance.
Lu par Michel Nibitanga,
CEDICOM