
Au
moins deux incendies se sont déclarés Jeudi le 10 septembre 2026, à Bukavu,
chef-lieu du Sud-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, selon
des informations reçues depuis «l’Agence Fides», organe d'information des
Œuvres Pontificales Missionnaires de la Propagation de la Foi, publié le 11
Septembre 2026.
Selon
cette source, le feu s’est déclaré vers 08h00 du matin dans une résidence
privée dans le quartier de Cimpunda sur l’Avenue Kasheke. Il s’est rapidement
propagé aux deux écoles adjacentes. Au moins 500 maisons ont été détruites dans
l’incendie.
L’incident
le plus grave s’est produit aux écoles Ujamaa et Furaha, où au moins 27 élèves
ont perdu la vie et où plusieurs autres ont été gravement blessés. Les
victimes, des élèves de ces écoles, sont mortes dans la bousculade, alors
qu’elles tentaient d’échapper aux flammes qui progressaient rapidement et à la
fumée dégagée par l’incendie.
Les
témoins ont déclaré à «l’Agence Fides»: «Sur cette colline, il y a des
centaines de maisons en bois, collées les unes aux autres; il n’y a ni routes
ni eau, et les pompiers sont absents; les deux écoles ont été encerclées par le
feu. Dans la bousculade pour s’enfuir, plusieurs élèves sont tombés et ont été
piétinés par la foule, tandis que d’autres ont été intoxiqués par la fumée.
Beaucoup d’entre eux ont réussi à se sauver et sont maintenant hospitalisés,
ainsi que plusieurs enseignants.»
Concernant
les causes de l’incendie, les sources de «l’Agence Fides» affirment qu’elles n’étaient
pas connues pour cet instant, mais que
l’on peut formuler certaines hypothèses. «Tout d’abord, beaucoup de gens
gagnent leur vie en vendant de l’essence dans la rue, qu’ils entreposent chez
eux; il y a aussi des fils électriques “dérivés” qui peuvent produire des
étincelles; quelqu’un a peut-être oublié d’éteindre le charbon de bois utilisé pour
cuisiner; bref, les causes de l’incendie peuvent être nombreuses», ont expliqué
les sources de «l’Agence Fides».
«De
plus – ont-elles ajouté –, nous sommes encore en saison sèche, les alizés
soufflent avec violence pendant cette saison, ce qui a attisé les flammes sur
l’herbe sèche».
Les sources de «l’Agence Fides» concluent en rappelant qu’une dizaine d’incendies se sont déjà produits cette année à Bukavu, à tel point qu’un deuxième incendie s’est déclaré dans l’après-midi dans la région de Panzi, mais qu’il a été rapidement maîtrisé.
Moïse,
accroupi devant le capot de son véhicule, est effondré. C'est lui qui a conduit
son jeune frère à l’école le matin de l'incendie. Ne pouvant imaginer qu'il le
voyait pour la dernière fois, il confie: «Quand je me rappelle que je ne verrai
plus mon petit Claude, vraiment je ne sais pas exprimer ma douleur».
Les
familles endeuillées ont reçu les corps de leurs enfants le Samedi 12 Septembre
2026, dans une cérémonie tenue à 11h00, dans l’enceinte de l’hôpital
général. Le Vendredi, de nombreux proches des victimes étaient à la morgue.
Lu
par Michel Nibitanga, CEDICOM