MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LA 53e JOURNÉE MONDIALE DES COMMUNICATIONS SOCIALES
Date de publication: 24/1/20198661 Vues Publié par : NIBITANGA Michel
«Avec ce Message, je voudrais vous inviter une fois de plus à réfléchir sur le fondement et l'importance de notre être-en-relation et à redécouvrir [...] le désir de l'homme qui ne veut pas rester dans sa solitude» (Pape Francois)
«"Nous sommes membres les uns des autres" (Ép.4,25); des communautés de réseaux sociaux à la communauté humaine»

Chers frères et soeurs,
Depuis l'avènement de l'Internet, l'Église a toujours cherché à en promouvoir l'utilisation au service de la rencontre entre les personnes et de la solidarité entre tous. Avec ce Message, je voudrais vous inviter une fois de plus à réfléchir sur le fondement et l'importance de notre être-en-relation et à redécouvrir, dans l'immensité des défis du contexte actuel de la communication, le désir de l'homme qui ne veut pas rester dans sa solitude.

Les métaphores du "réseau" et de la "communauté"

L'environnement des médias est aujourd'hui tellement envahissant qu'on ne peut le distinguer de la sphère de la vie quotidienne. Le réseau est un atout de notre temps. C'est une source de connaissances et de relations naguère impensables. De nombreux experts, cependant, à propos des transformations profondes imprimées par la technologie aux logiques de production, de circulation et d'utilisation des contenus, soulignent également les risques qui menacent la recherche et le partage d'une information authentique à l'échelle globale. Si l'Internet représente une possibilité extraordinaire d'accès au savoir, il est également vrai qu'il s'est avéré l'un des lieux les plus exposés à la désinformation et à la distorsion consciente et ciblée des faits et des relations interpersonnelles, qui souvent prennent la forme de discrédit.

Il faut reconnaître que les réseaux sociaux, s'ils servent d'une part à nous relier davantage, à nous permettre de nous retrouver et de nous entraider, de l'autre ils se prêtent aussi à une manipulation de données personnelles, visant à obtenir des avantages politiques ou économiques, sans le respect dû à la personne et à ses droits. Parmi les plus jeunes, les statistiques révèlent qu'un sur quatre est mêlé à des épisodes de cyber-harcèlement.[1]

Dans la complexité de ce contexte, il peut être utile de réfléchir à nouveau sur la métaphore du réseau mis initialement à la base de l'Internet, pour en redécouvrir le potentiel positif. L'image du réseau nous invite à réfléchir sur la multiplicité des parcours et des noeuds qui en assurent la solidité, en l'absence d'un centre, d'une structure hiérarchique, d'une organisation de type vertical. Le réseau fonctionne grâce à la coparticipation de tous les éléments.

Ramenée à la dimension anthropologique, la métaphore du réseau rappelle une autre figure riche de significations: celle de la communauté. Une communauté est d'autant plus forte qu'elle est cohésive et solidaire, animée par des sentiments de confiance et poursuivant des objectifs partagés. La communauté comme réseau solidaire requiert l'écoute mutuelle et le dialogue, basé sur l'utilisation responsable du langage.

Il est évident pour tous que, dans le contexte actuel, la communauté des réseaux sociaux n'est pas automatiquement synonyme de communauté. Dans le meilleur des cas, les communautés réussissent à montrer cohésion et solidarité, mais elles ne restent souvent que des agrégats d'individus qui se reconnaissent autour d'intérêts ou d'arguments caractérisés par des liens faibles. En outre, dans le Web social trop souvent l'identité est basée sur l'opposition à l'autre, à l'étranger au groupe: on se définit à partir de ce qui divise plutôt que de ce qui unit, laissant cours à la suspicion et à l'explosion de toute sorte de préjugés (ethniques, sexuels, religieux et autres). Cette tendance alimente des groupes qui excluent l'hétérogénéité, qui nourrissent, également dans l'environnement numérique, un individualisme effréné qui finit parfois par fomenter des spirales de haine. Ce qui devrait être une fenêtre sur le monde devient ainsi une vitrine dans laquelle exhiber le propre narcissisme.

Le réseau est une occasion pour promouvoir la rencontre avec les autres, mais il peut également renforcer notre auto-isolement, telle une toile d'araignée susceptible de piéger. Les enfants se trouvent les plus exposés à l'illusion que le Web social puisse pleinement les satisfaire au plan relationnel, jusqu'au phénomène dangereux des jeunes « ermites sociaux » qui courent le risque de se rendre complètement étranger à la société. Cette dynamique dramatique révèle une faille sérieuse dans le tissu relationnel de la société, une lacération que nous ne pouvons ignorer.

Cette réalité multidimensionnelle et insidieuse pose diverses questions de caractère éthique, sociale, juridique, politique, économique, et interpelle aussi l'Église. Tandis que les gouvernements cherchent des voies de réglementation légale pour sauver la vision originelle d'un réseau libre, ouvert et sécurisé, nous avons tous la possibilité et la responsabilité d'en favoriser une utilisation positive.

Il est clair qu'il ne suffit pas de multiplier les connexions pour faire augmenter également la compréhension mutuelle. Comment retrouver, par conséquent, la vraie identité communautaire en ayant conscience de la responsabilité que nous avons les uns envers les autres aussi sur le réseau en ligne ?

"Nous sommes membres les uns des autres"

Une réponse possible peut être esquissée à partir d'une troisième métaphore, celle du corps et des membres, que Saint Paul utilise pour parler de la relation de réciprocité entre les personnes, fondée dans un organisme qui les unit. « Débarrassez-vous donc du mensonge, et dites la vérité, chacun à son prochain, parce que nous sommes membres les uns des autres. » (Ep 4,25). Être membres les uns des autres est la motivation profonde avec laquelle l'Apôtre exhorte à se débarrasser du mensonge et à dire la vérité: l'obligation de garder la vérité découle de la nécessité de ne pas nier la relation réciproque de la communion. La vérité, en fait, se révèle dans la communion. Le mensonge au contraire est un refus égoïste de reconnaître la propre appartenance au corps; c'est le refus de se donner aux autres, perdant ainsi la seule voie de se retrouver soi-même.

La métaphore du corps et des membres nous amène à réfléchir sur notre identité, qui est basée sur la communion et sur l'altérité. Comme chrétiens, nous nous reconnaissons tous membres de l'unique corps dont le Christ est la tête. Cela nous aide à ne pas voir les personnes comme des concurrents potentiels, mais à considérer même les ennemis comme des personnes. Il n'y a plus besoin de l'adversaire pour se définir soi-même, parce que le regard d'inclusion que nous apprenons du Christ nous fait découvrir l'altérité d'une nouvelle manière, comme partie intégrante et condition de la relation et de la proximité.

Une telle capacité de compréhension et de communication entre les personnes humaines a son fondement dans la communion de l'amour entre les Personnes divines. Dieu n'est pas Solitude, mais Communion; Dieu est Amour, et donc communication, parce que l'amour communique toujours, et bien plus se communique soi-même pour rencontrer l'autre. Pour communiquer avec nous et pour se communiquer à nous Dieu s'adapte à notre langage, établissant dans l'histoire un véritable dialogue avec l'humanité (cf. Conc. Vat. II, Const. dogm. Dei Verbum, 2).

En vertu de notre être créé à l'image et à la ressemblance de Dieu qui est communion et communication-de-soi, nous portons toujours dans le coeur la nostalgie de vivre en communion, d'appartenir à une communauté. « Rien, en fait - affirme Saint Basile -, n'est plus conforme à notre nature que de nous fréquenter mutuellement, d'avoir besoin les uns des autres ».[2]

Le contexte actuel nous appelle tous à investir dans les relations, à affirmer aussi sur le réseau et à travers le réseau le caractère interpersonnel de notre humanité. À plus forte raison nous, chrétiens, sommes appelés à manifester cette communion qui est la marque de notre identité de croyants. La foi elle-même, en fait, est une relation, une rencontre; et sous la poussée de l'amour de Dieu, nous pouvons communiquer, accueillir et comprendre le don de l'autre et y correspondre.

C'est la communion à l'image de la Trinité qui distingue la personne de l'individu. De la foi en un Dieu qui est Trinité, il découle que, pour être moi-même, j'ai besoin de l'autre. Je suis vraiment humain, vraiment personnel, seulement si je me mets en relation avec les autres. Le terme de personne désigne en fait l'être humain comme « visage », face à l'autre, engagé avec les autres. Notre vie grandit en humanité avec le passage du caractère individuel à celui personnel; l'authentique chemin d'humanisation va de l'individu qui perçoit l'autre comme un rival, à la personne qui le reconnaît comme un compagnon de voyage.

Du "j'aime" à l"'Amen"

L'image du corps et des membres nous rappelle que l'utilisation du Web social est complémentaire de la rencontre en chair et en os, qui vit à travers le corps, le coeur, les yeux, le regard, le souffle de l'autre. Si le réseau est utilisé comme une extension ou comme une attente d'une telle rencontre, alors il ne se trahit pas et demeure une ressource pour la communion. Si une famille utilise le réseau pour être plus connectée, pour ensuite se réunir à table et se regarder dans les yeux, alors c'est une ressource. Si une communauté ecclésiale coordonne sa propre activité à travers le réseau, pour ensuite célébrer l'Eucharistie ensemble, alors c'est une ressource. Si le réseau est une occasion pour se rapprocher des histoires et des expériences de beauté ou de souffrance physiquement loin de moi, pour prier ensemble et ensemble chercher le bien dans la redécouverte de ce qui nous unit, alors c'est une ressource.

Ainsi, nous pouvons passer du diagnostic à la thérapie: en ouvrant le chemin au dialogue, à la rencontre, au sourire, à la caresse... Ceci est le réseau que nous voulons. Un réseau qui n'est pas fait pour piéger, mais pour libérer, pour prendre soin de la communion entre des personnes libres. L'Église elle-même est un réseau tissé par la communion eucharistique, où l'union n'est pas fondée sur "j'aime", mais sur la vérité, sur l"'Amen", avec lequel chacun adhère au Corps du Christ en accueillant les autres.

Du Vatican, le 24 janvier 2019, mémoire de Saint François de Sales.
 
Franciscus
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Horaire des Messes
I. VICARIAT DE SAINT MICHEL
1. PAROISSE CATHÉDRALE REGINA MUNDI
A. Messes
Samedi : 17h00 (en Français)
Dimanche : 6h00 (en Kirundi),  7h00 (en Kirundi),  8h15 (en Français),  10h00 (en Kirundi),  12h00 (parfois, possibilité d'une messe circonstancielle, en Kirundi), 17h00 (en Français)
B. Adoration
Mardi : toute la journée, à la Chapelle
Jeudi : toute la journée, à la Chapelle
Samedi : 6h45 à 8h00
2. PAROISSE SAINT MICHEL
A. Messes
Samedi : 17h00
Dimanche : 6h30, 8h00, 10h00, 12h00, 16h30
B. Adoration
Jeudi : toute la journée
3. PAROISSE BUYENZI
A. Messes
6h00 (en Kirundi), 8h00 (en Kiswahili), 10h30 (en Kirundi), 16h30 (en Kirundi)
B. Adoration
Mercredi : 17h30
4. PAROISSE KANYOSHA
A. Messes
6h30, 8h30,10h30,16h00
B. Adoration
Jeudi : 18h00
Dimanche : 13h00 à 16h00
Premier vendredi du mois : toute la journée
5. PAROISSE KININDO
A. Messes
6h00, 7h30, 8h45, 10h30, 17h30
B. Adoration
Jeudi, toute la journée
6. PAROISSE MUSAGA
A. Messes
Samedi : 17h00
Dimanche : 6h10, 08h00, 10h30, 16h30
B. Adoration
Mardi : 12h00 à 16h00
Jeudi : 15h00 à 16h00
Vendredi : 12h00 à 14h00
7. PAROISSE NYAKABIGA
A. Messes
Samedi : 17h30
Dimanche: 6h00 (en Kirundi), 8h00 (en Kiswahili), 10h00 (en Kirundi), 17h00 (en Kirundi)
B. Adoration
Du lundi à vendredi : 7h00 à 16h45
8. PAROISSE RUZIBA
A. Messes
6h30, 8h30, 10h30, 16h30
B. Adoration
Jeudi 15h et le 1er vendredi du mois
9. PAROISSE MUTANGA SUD
A. Messes
6h15, 08h15, 10h30, 17h00
Campus Mutanga : messe à 11h (en kirundi et en français alternativement)
B. Adoration
Mardi : toute la journée après la messe de 6h00
II. VICARIAT DE GIHOSHA
1. PAROISSE GIHOSHA
Messes de la semaine
lundi - samedi : 6h30
Dimanche : 6h00, 10h30, 16h00 ( en Kirundi) 8h15 en français
Lundi à 18h00, messe en français, suivie de l'adoration, jusqu'à 19h00.
Vendredi : Adoration à 17h30, suivie de l'eucharistie en français à 18h30
2. PAROISSE BUTERERE
A. Messes
6h00, 8h00, 10h00, 16h30
B. Adoration
Jeudi : 15h00 à 17h15
Samedi : 5h30 à 6h20
3. PAROISSE GATUMBA
A. Messes
6h30, 8h30, 10h30
B. Adoration
Jeudi : 7h00 à 8h00
Deuxième lundi du mois : 17h30 à 19h00
4. PAROISSE KAMENGE
Messes
6h, 7h30, 9h00 (swahili),10h30,16h30
Gatunguru : 9h30
Nyabagere : 9h30
Muberure : 8h00, 10h00
Nyambuye : 8h00, 10h00
Gishingano : 8h00, 10h00
Buhayira : 9h30
Mbirira : 8h00
Adoration à la Paroisse
Jeudi 16h30 un jour par mois
5. PAROISSE KINAMA
A. Messes
06h00 (en Kirundi), 08h00(en Kiswahili), 10h00 (en Kirundi), 16h00 (en Kirundi)
Gahahe-Carama (en Kirundi) : 07h00 et 09h30
Gasenyi (en Kirundi) : 09h00
B. Adoration
Lundi à samedi de 7h00 à 19h00
6. PAROISSE NGAGARA
A. Messes
Samedi : 17h30
Dimanche: 6h00, 08h00, 10h00, 17h00
B. Adoration
Jeudi : 17h00 à 17h30
AUMONERIES ET CHAPELLES
1. PAROISSE CHRIST-ROI (AUMONERIE MILITAIRE)
A. Messes
8h15, 10h30
B. Adoration
-
2. AUMONERIE DE LA POLICE
A. Messes
API : 7h30 et 10h30
Socarti : 7h30, 10h30
Ex ENAPO : 8H30
1er GMIR (Buyenzi) : 10h30
2ème GMIR (Kanyosha) : 10h30
Socarti : Adoration, 1er mercredi du mois
3. CENTRE JEUNES KAMENGE
Messe
10h30 en français
4. SANCTUAIRE MONT SION GIKUNGU
Messes
6h30 et 9h30
Adoration
Lundi, jeudi et vendredi à partir de 6h45 jusqu'à 17h00
Mardi et dimanche de 15h00 à 17h00
4. PETIT SEMINAIRE KANYOSHA
Messe
Messe des séminaristes : 6h45
1ère Messe des fidèles : 8h30
2ème Messe des fidèles : 10h15
Adoration
Adoration du Saint Sacrement par les séminaristes et autres fidèles qui veulent : Dimanche à 18h15 à 19h00
III. VICARIAT DE BUHONGA
1. PAROISSE BUHONGA
A. Messes
Samedi : 12h00
Dimanche : 7h30, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 7h30 à 8h30
Jeudi de la troisième semaine du mois : toute la journée
2. PAROISSE JENDA
A. Messes
Samedi : 12h00
Dimanche, 7h45, 10h00, 16h00
B. Adoration
Jeudi : toute la journée après la messe de 7h15
3. PAROISSE KARINZI
A. Messes
7h30, 10h00
B. Adoration
Du lundi au samedi : 6h00 à 6h30
4. PAROISSE MAGARA
A. Messes
7h30, 10h00
B. Adoration
Dimanche : 7h00 à 7h30
5. PAROISSE MATARA
A. Messes
7h30, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 15h00
6. PAROISSE MAYUYU
A. Messes
8h00, 11h00
B. Adoration
Vendredi : 8h00 à 17h00
7. PAROISSE MUBIMBI
A. Messe
7h30, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 8h00 à 10h00
8. PAROISSE MUTUMBA
Messes
7h30 et 10h00
Adoration
Jeudi à 14h00 sauf le 1er vendredi du mois (7h30)
9. PAROISSE RUGAZI
A. Messes
7h30, 10h30
Jeudi : 15h00
B. Adoration
Jeudi : 8h00
10. PAROISSE RUSHUBI
A. Messes
7h30, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 8h00
11. PAROISSE RUTONGO
A. Messes
7h30; 10h00
B. Adoration
-
IV. VICARIAT DE MURAMVYA
1. PAROISSE BUKEYE
A. Messes
Samedi : 16h00
Dimanche : 6h00 , 7h40, 9h30, 11h30
B. Adoration
Jeudi : 7h10 à 19h00
2. PAROISSE BUKWAVU
A. Messes
7h30, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 14h00 à 15h00
3. PAROISSE BUZIRACANDA
A. Messes
Samedi : 12h00
Dimanche : 7h30, 10h00
Mercredi : 17h30 (Messe en Français)
B. Adoration
Jeudi : 16h00
Dimanche : 13h00
4. PAROISSE KIGANDA
A. Messes
Samedi : 11h00
Dimanche : 7h00, 9h00, 11h00
B. Adoration
Jeudi : 16h00
Dimanche : 13h00
5. PAROISSE KIVOGA
A. Messes
6h30, 8h30, 10h30
B. Adoration
Jeudi : après la messe de 6h30
6. PAROISSE MUNANIRA
A. Messes
Samedi : 12h00
Dimanche : 7h15, 10h00
B. Adoration
Jeudi : 7h30 à 18h00
Premier vendredi du mois : 7h30 à 12h00
7. PAROISSE MURAMVYA
A. Messes
7h00, 8h30, 10h30
B. Adoration
Jeudi : toute la journée
8. PAROISSE RYARUSERA
A. Messes
8h00, 10h15
B. Adoration
Jeudi : après la messe de 6h30
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