Les activités d'inauguration et de bénédiction de cette maison on débuté par une prière présidée par S.E Mgr Gervais Banshimiyubusa qui, par l'occasion, a souhaité bonne retraite à S.E Mgr Evariste Ngoyagoye, le premier occupant
L'Archevêque de l'Archidiocèse de Bujumbura, S.E Mgr Gervais Banshimiyubusa, a inauguré, lundi le 3 Août, la maison des Evêques en retraite de son Archidiocèse, une maison sise dans les enceintes du Petit Séminaire de Kanyosha. Et par la même occasion, le premier Évêque diocésain en retraite à loger cette maison fut l'Archevêque Émérite dudit Archidiocèse, S.E Mgr Evariste Ngoyagoye.

Les activités d'inauguration de cette maison de retraite de ces Evêques ont débuté par une prière présidée par l'Archevêque de cet Archidiocèse qui, par la suite, a procédé par la bénédiction de cette maison et de toutes les infrastructures lui associées.
«Chers amis et confrères, cette maison que nous allons inaugurer, c'est de Dieu que nous la devons; venons alors prier ensembles pour qu'Il la bénisse, que la Vierge Marie y trouve aussi sa demeure, et que la Présence du Seigneur Jésus Christ y soit observée pour toujours, Lui qui est le Maître de la véritable Paix pour les habitants et les visiteurs de cette maison, pour des siècles et des siècles!», tels ont été les mots utilisés par Mgr Gervais pendant la prière.

Après cette prière, l'Archevêque a aspergé toute la maison avec de l'eau bénite. Il a fait de même pour la chapelle, ainsi que pour tous les objets liturgiques qu'elle contient. C'est après cette bénédiction que le premier Evêque en retraite de l'Archidiocèse y entra déjà pour y loger. L'Archevêque Émérite de l'Archidiocèse, S.E Mgr Evariste Ngoyagoye, fut ainsi le premier à y habiter.
Ce fut comme une fête, car l'inauguration de cette maison en valait le mérite, et les mots de circonstances furent prononcés, à commencer par celui de S.E Mgr Gervais Banshimiyubusa. Dans son allocution, il a exprimé la joie qu'il eprouve de voir cette maison rendue disponible et bien construite. Il a ensuite remercié à ceux qui ont contribué à la réalisation de cette activité si noble.

Les remerciements de prime abord de l'Archevêque ont été adressés à l'Econome Général de l'Archidiocèse, Monsieur l'Abbé Pierre Maniragarura, pour son dévouement dans cette activité. Il a aussi remercié les prêtres et les chefs d'oeuvre, et même les fidèles, burundais ou étrangers, chacun pour sa contribution particulière, mais sans en énumérer les détails. Il n'a pas manqué de souhaiter une bonne retraite à Mgr Evariste Ngoyagoye. Il lui a, par ailleurs, suggéré de bien accueillir tous ses visiteurs, et surtout de raconter des histoires riches d'expérience de vie sociale et spirituelle à ceux qu'il a qualifiés de
«petits-fils» de cet Archevêque Émérite, qui sont essentiellement les prêtres et les jeunes de l'Archidiocèse qui, comme ils l'ont déjà manifesté à travers de nombreux fora, le considèrent déjà comme leur ami.

À son tour, l'Archevêque Emérite a présenté son allocution à travers laquelle il manifesté la joie qu'il a éprouvée en ce jour de se voir accordée une maison de retraite. Son discours contenait des messages de gratitude. D'abord à l'Archevêque pour avoir permis la construction de cette maison, pour avoir abouti à son achèvement, et pour l'avoir mis à la disposition des bénéficiaires.
Il a saisi de l'occasion pour annoncer que ce qui venait de se réaliser n'est qu'un rêve qu'il avait longtemps eu, avant même sa date de retraite, quand il était encore lui-même Archevêque du même Archidiocèse, mais sans succès, d'où une gratitude avérée à l'Archevêque actuel.

Mgr Evariste Ngoyagoye a tout de même remercié les prêtres avec lesquels il cohabitait dans leur maison de retraite sis dans les enceintes de la Paroisse St-Michel, tels que l'Abbé Nicolas Kabududuye et l'Abbé Pierre Sahabo. Il a remercié aussi les Soeurs de la congrégation de
«Bene Umukama» pour une bonne prise en charge tant spirituelle que nutritionnelle, et cela de façon ponctuelle et permanente. Enfin, il n'a pas manqué de remercier à sa famille biologique pour l'avoir soutenu.
Il a clôturé son allocution en rappelant sa mission durant sa retraite, celle d'intercéder pour tout le monde, comme le Pape l'a imploré aux évêques en retraite.
«Dans mes prières, chacun de vous aura sa place» a indiqué l'Archevêque Émérite de l'Archidiocèse de Bujumbura.

Depuis les premières communautés jusqu'à nos jours, la doctrine sociale de l'Église a toujours rappellé régulièrement l'exigence aux fidèles du respect de la dignité de ceux qui ont un âge avancé. Or, si cela concerne tous ceux et celles qui ont reçu l'Évangile, alors il est clair que la famille diocésaine doit tout particulièrement veiller à la dignité de ceux qui ont arrêté leur ministère à cause de leur âge avancé, en l'occurrence les Évêques qui se retirent de leur ministère actif en raison de leur âge avancé ou pour des motifs de santé.
C'est ainsi que le droit canon 402, §2 demande à la conférence des Évêques de veiller à assurer un entretien convenable et digne aux Évêques démissionnaires, en considérant cependant que l'obligation en incombe en premier lieu au Diocèse qu'ils ont servi. Car, comme d'autres personnes, ces Évêques ont besoin de vivre dans une situation digne et convenable, avec l'accompagnement et la solidarité concrète du presbyterium tout entier, mais aussi avec l'aide des laïcs, la solidarité de la communauté entière étant encore plus sollicitée.

Pour faire le premier pas, il appartiendra sans doute toujours à l'Evêque diocésain de faire de son mieux pour susciter l'initiative des communautés locales de l'Églises, et encourager sa générosité et sa créativité. Car si la vieillesse est un processus naturel qui comporte certes son lot d'ennuis de santé parfois difficile à assumer, elle est surtout liée à de grandes solitudes qu'il faut au moins tenter d'alléger, afin que ceux qui ont servi la communauté ne soient pas délaissés.
Au concret, dans l'Église et parmi les fidèles, l'autorité ecclésiale diocésaine compétente doit veiller à la subsistance et à l'accès aux soins des Évêques et des prêtres âgés ou malades, tout autant qu'à la continuité de leur lien avec la communauté chrétienne, mais aussi à leur environnement intellectuel et spirituel. La prise en considération des attentions nécessaires dues à eux constitue donc un exemple d'amour pour le Christ et de don de la vie dans leur ministère, dans la prière et dans la souffrance.
Odrade Kaze, CEDICOM