En date du 14 février 2018, le «mercredi des Cendres», les chrétiens de la Paroisse Regina Mundi dans l'Archidiocèse de Bujumbura se sont joints à toute l'Eglise Catholique du monde entier dans son rite de l'imposition des cendres qui marque le début du Carême de cette année-ci.
Comme il est de coutume dans l'Eglise, à ce jour, les fidèles se rendent à l'église pour assister à une célébration où le prêtre, après la proclamation de l'Évangile et de l'homélie, leur trace une croix sur le front avec de la cendre, en prononçant ce verset de l'Évangile selon saint Marc (Mc 1,15): «Convertissez-vous et croyez à l'Évangile.» ou bien ce verset de la Genèse (Gn 3,19): «Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière.»
Dans son homélie, l'Abbé Thierry, pour aider les chrétiens à méditer sur la signification du «jour des cendres», leur a rappelé le sens de la pratique d'imposition des cendres et celle du carême.
Par référence à la Parole de Dieu du jour (la première lecture dans le Livre de Joël 2,12-18; le Psaume 51(50),3-4.5-6ab.12-13.14.17; la deuxième lecture dans la Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,20-21.6,1-2, ainsi que l'Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18), le prêtre qui a présidé la célébration eucharistique du jour (ici à midi), trois enseignements se résumant en trois actions sont à observer: les chrétiens se font l'imposition des cendres pour évoquer la reconnaissance de leur péché, leur humilité et leur volonté de se repentir; le jour des cendres ouvre la période du carême; le carême a pour but essentiel de se préparer à la fête de Pâques, résurrection du Christ.
L'IMPOSITION DES CENDRES ÉVOQUE LA RECONNAISSANCE DE SES PÉCHÉS ET LA VOLONTÉ DE SE REPENTIR:
Pour l'Abbé Thierry, lorsque chrétien se recouvre de cendres, c'est qu'il veut humblement montrer à Dieu qu'il reconnaît ses fautes, ses péchés. Et, par voie de conséquence, il demande le pardon de ses péchés: il fait pénitence.
Le Prêtre s'est appuyé sur la Parole de Dieu lu dans le Livre de Joël: «Revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment. Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et laisser derrière lui sa bénédiction.»
LE JOUR DES CENDRES OUVRE LA PÉRIODE DU CARÊME:
Le Prêtre a rappelé que durant le Carême les chrétiens se privent de la satisfaction de certains de leurs désirs pendant quarante jours (d'où l'expression de «quarantaine». Il se détache de tout ce qui l'éloigne de Dieu, c'est pourquoi le jeûne ne prend pas toujours la forme de «privation de nourriture», mais peut être plus large.
«Vivre le Carême c'est une manière concrète pour le catholique de s'unir à Jésus Christ, qui lui-même a jeûné quarante jours dans le désert pour se préparer à sa mission, celle de sa mort et de sa résurrection. C'est aussi se remémorer des 40 ans de séjour des israélites dans le désert avant d'arriver dans la terre promise.»
LE CARÊME A POUR BUT ESSENTIEL DE SE PRÉPARER A LA FÊTE DE PÂQUES:
Le carême se termine par la fête de Pâques, un jour très significatifs aux chrétiens qui, résurrection du Christ, fortifient leur foi en ce qu'ils meurent par le péché en ressuscitent pour la vie éternelle en Jésus-Christ, une vie exempt de tout mal, de tout péché.
Vous saurez que l'imposition des cendres a vu la participation d'un nombre important de chrétiens, et que la célébration a été couronnée par des chants porteurs de messages d'auto-culpabilisation au péché et de repentance, créant une ambiance spirituelle de prière, et tout-ça dans une célébration Eucharistique.
Aleluya, aleluya.
Umukama yavuze ati: «Ewe Toma, wemeye kuko umbonye.
Hahiriwe abazokwemera ata co barinze kubona.»
Aleluya.
Â
Ivyo dusoma mu Nkuru Nziza ya Yezu Kristu nk’uko yashikirijwe na Yohani (20, 19-31)
Imisi umunani iheze, Yezu araza
Ku mugoroba w’uyo musi ari wo mubarwa wa mbere w’indwi, mu nzu yarimwo abigishwa, bari bakinze inzugi ku gutinya Abayuda. Niho rero Yezu yaza, ahagarara hagati muri bo, ababwira ati: «Nimugire amahoro!» Avuze atyo, abereka ibiganza vyiwe n’urubavu rwiwe. Abatumwa ngo babone Umukama, barahimbarwa.
Yongera ababwira ati: «Nimugire amahoro! Kumwe Data yantuma, nanje ni ko
ndabatumye.» Ababwiye ivyo, arabahuha ati : « Nimuronke Mutima Mweranda. Abo
muzorekurira ibicumuro, bazoba babirekuriwe, abo muzobigumizako na bo,
bizobagumako.»
Aho Yezu yaza, Toma, umwe wo muri bamwe Cumi na babiri, ari we bita Didimo,
ntiyari muri bo. Abandi bigishwa bamubwiye bati: «Twabonye Umukama», abishura
ati: «Ntiboneye mu biganza vyiwe intoboro za ya misumari, ngo nshire urutoke mu
ntoboro zayo, n’urushi mu rubavu rwiwe, sinzokwemera.»
Imisi umunani iheze, abigishwa basubira guteranira muri ya nzu, na Toma bari
kumwe. Yezu araza, inzugi zugaye, ahagarara hagati muri bo ati: «Nimugire
amahoro!» Hanyuma abwira Toma ati: «Shira urutoke ngaha: ng’ibi ibiganza vyanje;
zana urushi rwawe kandi urushire mu rubavu rwanje: ureke rero kuba ikigaba, ariko
wemere.»
Toma amwishura ati: «Mukama wanje, Mana yanje!» Yezu na We amwishura ati:
«Ewe Toma, wemeye kuko umbonye: hahiriwe abazokwemera ata co barinze kubona.»
Hari n’ibindi bimenyetso vyinshi bitanditswe muri iki gitabu Yezu yagiriye imbere y’abigishwa biwe. Ivyo rero vyanditswe ngo mwemere ko Yezu ari Kristu Umwana w’Imana, kugira kandi ngo muvyemeye, muronke ubuzima kw’izina ryiwe.